La crise du Coronavirus : avons-nous pu tirer des leçons de nos erreurs passées ?

L’économie mondiale n’en est pas à sa première crise, c’est un fait ! Toutefois, la situation que nous vivons actuellement est tout simplement inédite ! Avec le système de confinement et l’arrêt brutal des activités et des échanges, le monde s’est retrouvé comme figé face à la pandémie du Coronavirus. Au-delà des mesures sanitaires mises en place pour lutter contre ce fléau, nous observons une économie malmenée, avec de lourdes conséquences qui peuvent en découler…

Une nouvelle erreur serait tragique pour notre économie

L’importance de la récession et les conséquences irréversibles d’une crise économique constituent deux paramètres  majeurs que tentent, tant bien que mal, les gouvernements et les institutions monétaires de réduire au maximum. Durant les années 1974, 1993 et 2008, trois récessions ont été enregistrées, avec les mêmes erreurs qui se sont répétées.

Durant l’année 1974, les conséquences du choc pétrolier furent désastreuses au niveau international. Les dirigeants français de l’époque ont, rappelons-le, pris l’initiative de mettre en place des mesures visant à indemniser les nombreux chômeurs. Les entreprises, quant à elles, furent laissées à leur propre sort. Cette solution s’est avérée être une très mauvaise stratégie car en délaissant les entreprises, les emplois disparaissaient en conséquence. La fermeture de nombreuses entreprises ne faisait qu’aggraver encore plus la croissance du taux de chômage dont a dû faire face un gouvernement impuissant. Aujourd’hui encore, cette initiative peu réfléchie compte parmi les causes de l’important déficit d’emploi que l’on retrouve principalement auprès des jeunes.

Au cours de l’année 1993, la Banque de France a pris la mauvaise décision de garder les taux d’intérêt à un niveau élevé. Cette initiative, prévue dans le cadre d’une meilleure stabilité monétaire, a causé la faillite d’un nombre important d’entreprises en France. Le taux de chômage relativement plus élevé dans l’Hexagone par rapport à celui d’autres pays de l’Union Européenne est dû, en grande partie, à cette mesure.

Avec la faillite de la banque Lehmann Brothers en 2008, l’économie mondiale courait vers un désastre. Tous les moyens possibles ont dû être envisagés par les banques centrales afin d’éviter le même sort aux petites banques. Pour ce faire, elles n’ont eu d’autres choix que d’appliquer des taux toujours plus bas pour venir en aide aux banques et, de cause à effet, pour soutenir l’économie. Cette solution a engendré notamment une hausse impressionnante des marchés d’actifs en termes d’actions, d’obligations et d’immobilier. L’endettement des Etats est resté à un niveau toujours aussi critique tandis que le taux de chômage a atteint des chiffres alarmants. Avec une économie mondiale qui peine à retrouver son dynamisme d’antan et une grande partie de la population qui s’est appauvrie plus que jamais, le pari risqué des Banques Centrales fut peu favorable malgré les sommes colossales utilisées.

De nouvelles stratégies à l’horizon…

Les gouvernements et autres institutions monétaires ont appris de leurs erreurs, suite aux nombreuses crises qui se sont succédées. Ils ont pu tirer deux grandes leçons des récessions qui se sont produites, à savoir qu’il est important de réagir vite et que la protection des entreprises doit impérativement faire partie des priorités. Bien que de telles mesures puissent nous sembler tout à fait logiques, les événements des années 1974 et 1993 nous prouvent le contraire. Et nous en payons encore le prix fort avec le taux de chômage élevé et le bas niveau de vie que nous vivons actuellement. Si l’on peut retenir une chose de la crise de 2008, c’est qu’il est primordial de soutenir les entreprises dans les plus brefs délais, afin que l’économie puisse garder une certaine stabilité. Par ailleurs, la crise que nous traversons actuellement est d’une envergure nettement plus importante, et nos dirigeants n’ont pas attendu longtemps pour lancer des mesures d’accompagnement à l’égard des entreprises.

La stratégie adoptée par le gouvernement actuel laisse envisager plus espoir vis-à-vis de notre économie. En effet, si les anciens dirigeants se focalisaient principalement sur la protection des grandes sociétés, et se préoccupaient peu, voire pas du tout du sort des petites et moyennes entreprises, le régime actuel semble réagir d’une toute autre manière. De nombreuses aides sont actuellement adressées aux PME ainsi qu’aux travailleurs indépendants, avec des démarches plus simples et moins contraignantes au niveau administratif. En effet, avec la diversification des activités et le nombre croissant des indépendants, une négligence de cette catégorie de travailleurs pourrait être fatale pour l’économie. 

L’application de ces mesures d’urgence prouve une fois encore que le gouvernement actuel s’applique dans la stabilisation de notre économie. L’avenir nous dira si sa stratégie a pu porter ses fruits face à la crise actuelle d’une envergure inédite.

La situation économique de demain…

Il va sans dire que la pandémie du Coronavirus et les mesures sanitaires appliquées afin d’y remédier auront des répercussions négatives sur l’économie, tant à l’échelle nationale que mondiale. Cependant, l’intérêt certain des gouvernements et des institutions monétaires à préserver l’économie mondiale nous laisse présager une fin de crise un tant soit peu favorable. L’on peut toutefois se demander jusqu’à quel niveau les entreprises pourront être protégées durant cette crise sanitaire du Covid-19 ? Si celles-ci sont épargnées, le niveau économique pourra être redressé tant bien que mal. Mais dans le cas contraire, la crise économique risque de s’étaler sur plusieurs années. La question qui se pose est également de savoir à quel rythme l’économie pourrait retrouver son dynamisme à l’issue de cette pandémie ? Certes, le gouvernement et les autorités monétaires insufflent des montants astronomiques pour faire face au Coronavirus. Mais au final, qui devra payer la note pour tous ces frais ? Et pourra-t-on se remettre de cette crise avec des dettes massives déjà contractées ?

Si certains restent perplexes face à la conjoncture actuelle, d’autres sont optimistes au vu des réactions immédiates et inattendues des gouvernements pour sauvegarder leur économie et la santé de leur population. Dans tous les cas, cette crise est sans précédent dans l’histoire de l’humanité et personne ne peut encore déterminer son niveau de gravité. Nous pouvons cependant prendre la situation du bon côté et en retirer des bonnes leçons pour les générations à venir…

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